Radars aux feux rouges : comment fonctionnent-ils ?
Les radars aux feux rouges sont des nouveaux radars qui vont être massivement installés dans les semaines à venir.
Les radars aux feux rouges sont des boitiers situés quelques mètres avant le feu tricolore. Ils « flashent » les conducteurs qui passent au feu rouge.
Quatre systèmes de contrôles automatisés de franchissement de feux rouges sont homologués: Mesta 3000 fr (Sagem Sécurité), Captor (Aximum) et GTC GS11, GTC GS11R (Fareco).
Le principe est en substance le même pour tous les modèles : le radar est toujours constitué de deux éléments : un appareil permettant la détection du véhicule par la présence de capteurs sur la chaussée ou, selon le cas, par l’analyse d’une bande vidéo par un logiciel spécifique et un procédé de prise de vue. Deux lignes pouvant, selon les appareils être équipées de capteurs magnétiques, sont marquées sur la chaussée.
Contrairement aux radars automatiques de vitesse, les radars fixes aux feux tricolores ne sont pas signalés en amont au conducteur.
Comment fonctionne un radar situé à un feu rouge ?
La détection automatique de franchissement de feu rouge se compose de trois dispositifs : une cabine qui flashe et 2 détecteurs au sol.
Lorsque vous franchissez la première ligne (lorsque vous passez de la zone 1 à la zone 2) vous êtes flashé. Si vous vous arrêtez dans la zone 2 vous n’êtes pas verbalisé (il arrive que l’on s’arrête un peu plus loin que le feu).
En revanche, si vous passez la 2ème ligne (que vous allez en zone 3), vous êtes flashé une 2ème fois et serez verbalisé.
A savoir : le dispositif ne s’active que lorsque le feu est rouge (au orange aucun flash n’est possible. Il existe un mode infrarouge pour la nuit.
Que dit la loi face à cette infraction ?
L’infraction pour franchissement de feu rouge est définie à l’article R412-30 du code de la route (Décret nº 2003-283 du 27 mars 2003 art. 1 Journal Officiel du 29 mars 2003).
« Tout conducteur doit marquer l’arrêt absolu devant un feu de signalisation rouge, fixe ou clignotant.
L’arrêt se fait en respectant la limite d’une ligne perpendiculaire à l’axe de la voie de circulation. Lorsque cette ligne d’arrêt n’est pas matérialisée sur la chaussée, elle se situe à l’aplomb du feu de signalisation ou avant le passage piéton lorsqu’il en existe un.
Lorsqu’une piste cyclable traversant la chaussée est parallèle et contiguë à un passage réservé aux piétons dont le franchissement est réglé par des feux de signalisation lumineux, tout conducteur empruntant cette piste est tenu, à défaut de signalisation spécifique, de respecter les feux de signalisation réglant la traversée de la chaussée par les piétons.
Le fait, pour tout conducteur, de contrevenir aux dispositions du présent article est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la quatrième classe.
Toute personne coupable de cette infraction encourt également la peine complémentaire de suspension, pour une durée de trois ans au plus, du permis de conduire, cette suspension pouvant être limitée à la conduite en dehors de l’activité professionnelle.
Cette contravention donne lieu de plein droit à la réduction de quatre points du permis de conduire. »
En cas de franchissement d’un feu rouge, le conducteur s’expose à une amande de 90 € et quatre points sont retirés de son permis de conduire.
